Pédron retrouva son
côté gauche où il s'entendit à merveille avec un excellent Lachor.
Ses deux-là sont complèmentaires et la sortie de Pédron en deuxième
mi-temps est une faute tactique importante de la part de
Muller.
La défense Sang
& Or fut composé du patron Wallemme, encore une fois auteur d'un
match plein où par son expérience et son sens de l'anticipation, de
Bak et de Ismael.
Les Lensois commencèrent tambour battant
le match avec un tir de Moreira et surtout un tir croisé de
Rodriguez qui trouva le poteau. Lachor remit une couche au quart
d'heure de jeu par un lob astucieux que Heurtebis
détourna.

Lens était bien parti, maîtrisait le jeu
et se créa les premières occasions. Ce match sentait bon. Les
Troyens ne sortirent pas souvent et comptaient essentiellement sur
le rapide Niang et sur Goussé. Mais ils ne furent guère dangereux en
première période.
Juste avant la pause, Lens accèléra de
nouveau et Rodriguez eut la balle de match à cinq minutes de la
pause. Bien servi par Sibierski aux six mètres, Rodriguez... passa
(il n'y a pas d'autres mots) la balle au portier adversaire. Il
avait le but grand ouvert.
A la mi-temps, le bilan était
satisfaisant pour le Racing. Mais le symdrôme des matchs précédents,
à savoir une domination stérile, était dans toutes les têtes. Mais
face à l'enjeu des trois points, personne dans les tribunes (sauf la
belle colonie Troyenne ayant fait le déplacement - bravo à eux) ne
doutait de la victoire des Sang & Or.
La seconde mi-temps fut le fac-similé de
la première. Lens dominait, Lens se créait des occasions mais Lens
ne marquait pas. Dur à encaisser.
Pourtant, les Lensois réussirent à
plusieurs reprises à mettre le feu dans la défense adverse. Mais à
chaque fois, il y eut un pied, une poitrine, un gardien, et même la
barre transversale sur laquelle atterrit une reprise boulet de
Moreira !

Les duos Pédron/Lachor sur la gauche et
Moreira/Coly sur la droite firent des ravages et trouvèrent les
espaces. Malheureusement au centre, c'était verrouillé. La sortie de
Pédron cassa ces inspirations. Et la fin de match ne fut pas plus
heureuse pour nos couleurs.
Et les Troyens alors ? Et bien, ils n'ont
eu qu'une seule et unique occasion en deuxième période. Mais quelle
occasion ! Bollaert frémit d'horreur et se figea de longues secondes
quand Goussé se présenta face à Warmuz à un quart d'heure du terme
mais... le ballon frôla le poteau du bon côté. Ouf !
L'incident de cette mi-temps, voire de ce
match, fut la sortie de Heurtebis sur Rodriguez du poing aux
dix-huit mètres. En retombant, le gardien se blessa de longues
minutes. Mais M.Moulin vit une faute et donna un carton jaune
injustifié à Rodriguez, ce qui énerva Muller qui se fit remonter les
bretelles par l'arbitre.
Lens perd donc encore deux points sur sa
pelouse face à sa bête noire. Encore une fois, les supporters ne
peuvent rien reprocher à leurs protégés, tant la volonté, l'envie de
se battre furent présents. Mais pas le réalisme...
Lens a grillé sans doute son dernier
joker. Ce qui signifie qu'il faudra gagner à Bastia. En espèrant un
nul demain entre nos deux poursuivants. Mais surtout pas une
victoire Lyonnaise
!