compacte aux quatre coins du terrain. Plus
inquiétant, les contres sont grenats (noirs pour l'occasion).
L'équipe lensoise est coupée en deux, Diouf et Moreira sont par trop
isolés, et Pedron ne touche aucun ballon, seul Coridon est dans le
coup… las ! c'est insuffisant,
les visiteurs ouvrant logiquement la marque à la faveur
d'un coup-franc de Fred Meyrieu détourné dans ses propres cages
par un Jean-Guy Wallemme dépité. Nos joueurs semblent endormis, en retard
sur chaque ballon, comme anesthésiés par l'enjeu !
Le quart
d'heure américain - Acte 1
Ce coup de massue a au
moins le mérite de sonner les têtes de nos joueurs, qui mettent
alors quelques minutes à sortir de leur torpeur… mais le réveil est
sonné ! Avec Charly Coridon à la baguette, les Artésiens
s'approchent enfin du but de Songo'o, qui doit s'employer à
plusieurs reprises sur des frappes fort menaçantes, et est tout
heureux de voir s'envoler dans les nuages le tir d'un Jacek Bak au
four et au moulin, le tout dans les arrêts de jeu de la première
période…
L'impression qui domine
à la pause devant sa télé est que les Lensois ont joué avec le feu,
par une attitude beaucoup trop timorée et une organisation fort
défensive à l'entame de match. Le jeu nordiste devra être beaucoup
plus ambitieux pour pouvoir troubler la solide organisation messine
!
Le coup de
massue
Une énième fois cette
saison, l'entame de seconde période est désastreuse côté lensois :
malgré les louables intentions prônées par Valérien Ismael au micro
lors de son retour des vestiaires, nos joueurs reculent encore et
toujours, laissant le ballon à des Lorrains tout heureux de cette
étrange apathie adverse… Et la sanction ne tarde pas à arriver :
débordement sur la droite, centre pour Baticle absolument seul qui
fusille Warmuz à bout portant. .. 0-2, balle au centre, et… rien à
dire ! Nous sommes pantois, groggy, médusés, KO debout, les
commentateurs eux non plus n'en reviennent pas… quel changement par
rapport à l'équipe lensoise qui a brillamment triomphé dans
l'Hérault une semaine plus tôt… Ca sent le KO, Baticle a une balle
de 3-0 au bout du pied sur une sortie hasardeuse de Warmuz. Un
changement d'organisation s'impose !
Le quart
d'heure américain - Acte 2
Joel Muller se décide
enfin à changer d'option tactique en lançant Sibierski puis
Rodriguez dans le grand bain… Que dire des prestations des joueurs
remplacés (Sikora et Traoré) ? Respectons-les pour leur passé et
leur jeunesse, mais force est de reconnaître que leur prestation fut
très décevante…
Les entrées d'Antoine et
de Bruno dynamisent le front de l'attaque lensoise, des opportunités
se présentent enfin, les corners et situations chaudes affluent, et
ce n'est que justice de voir Daniel Moreira conclure victorieusement
une très belle combinaison artésienne, avec l'aide précieuse de
Bruno Rodriguez, dont il faut saluer ici l'apport offensif sur cette
fin de match.
Bollaert se réveille
enfin : Les Racingmen, déchaînés, bénéficient ensuite d'un penalty
tout à fait évident pour un accrochage commis sur Stéphane Pedron :
pas de doute, les ralentis l'attestent, il y a bien tirage de
maillot, mais aussi et surtout déséquilibre avec le bras. Et Diouf
de remettre les deux équipes à égalité à trois minutes de la fin…
Bon Sang (et Or), quel final !!!
Une dernière poussée
rageuse des Lensois ne suffira cependant pas à faire pencher la
balance en notre faveur (c'eût d'ailleurs été injuste pour une
valeureuse et talentueuse équipe messine), mais c'est le soulagement
qui l'emporte au coup de sifflet final : au vu des circonstances du
match, c'est un point de gagné ! Le désarroi lorrain, symbolisé par
l'expulsion de Meyrieu pour contestations, est à la hauteur de notre
soulagement ! Ouf, nous revenons du diable vert. Aulas, tu peux
continuer à trembler du haut de ta forteresse ! Et un point de plus
pour nos couleurs dans la course au titre !