1974/75
Lille 1 (Parizon)- Lens 1 (Faber)
1975/76
Lille 4 (Coste, Mézy , Besnard, De Martigny) - Lens 2 (Bousdira(2))
1976/77
Lille 0 - Lens 1 (Françoise)
1979/80
Lille 0 - Lens 0
1980/81
Lille 2 (Metsu, Pleimelding) - Lens 1 (Leclercq)
1981/82
Lille 0 - Lens 3 (Thordarsson(2), Vercruysse)
1982/83
Lille 1 (Verel) - Lens 1 (Brisson)
1983/84
Lille 3 (Primorac, Christophe, Savic) - Lens 1 (Piette)
1984/85
Lille 2 (Meudic, Plancque) - Lens 0
1985/86
Lille 1 (Bureau) - Lens 0
1986/87
Lille 0 - Lens 1 (Krawczyk)
1987/88
Lille 1 (Angloma) - Lens 1 (Oudjani)
1988/89
Lille 1 (Vandenbergh) - Lens 0
1991/92
Lille 1 (Leclercq) - Lens 2 (El Hadaoui, Sikora)
1992/93 et 1993/94
Lille 0 - Lens 0
1994/95
Lille 3 (Farina(2), Assadourian) - Lens 1 (Meyrieu)
1995/96
Lille 1 (Friis-Hansen) - Lens 3 (Vairelles (2), Meyrieu)
1996/97
Lille 2 (Collot (2)) - Lens 1 (Déhu)
2000/2001
Lille 2 (Bakari, Peyrelade) - Lens 1 (Brunel)
Bilan final des 20 Lille-Lens disputés depuis 1974 :
5 victoires lensoises (25%), 6 matchs nuls (30%) et 9 victoires lilloises (45%).
Si l'on se fie aux chiffres, les pessimistes diront que Lille doit logiquement s'imposer (45%), et
les optimistes préféront dire que Lens doit logiquement ne pas perdre (55%). Quoi qu'il en soit,
la terre de Grimomprez est certes gelée et pelée, mais pas imprenable !
Ce que l'on observe en revanche à coup sûr, c'est bien que les derbys Lille-Lens sont toujours très serrés :
outre les 6 matchs nuls, on compte 7 matchs se concluant par un score d'un seul but d'écart.
Un seul match s'est terminé par plus de 3 buts d'écart... à l'avantage de Lens en 1981. Comme souvent dans ce
genre de match, l'enjeu dépasse donc le jeu, et le spectacle n'est pas à la hauteur de la passion.
Statistique très parlante sur ce point : dans onze des quatorze matchs s'étant conclu par une victoire
(5 lensoises, 9 lilloises), c'est le premier à marquer qui s'est imposé... Malheur donc à celui qui
encaissera un but en premier ! Rappelons pour mémoire et par gourmandise que Lens a cette saison ouvert le score
dans 14 de ses 19 rencontres...
Notons enfin que les deux équipes lensoises dont les parcours sont les plus proches de celui de l'équipe actuelle
(c'est-à-dire les équipes de 1977 et 1995 qui ont longtemps pointé en tête du classement) l'avaient toutes deux emporté
assez facilement. De bon augure ? De bon augure.
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Pas de place pour la nostalgie ! Enfin... quand même... si. Je suppose que vous n'avez rien contre le fait
de revisionner rapidement ensemble le film des cinq dernières victoires Sang et Or en terre
grimompienne ? J'en étais sûr (pour les
défaites, nos voisins d'en face s'en chargeront d'eux-mêmes).
Allons-y, c'est bon pour le moral :
La plus déséquilibrée : 6 février 1977.
Lens caracole en tête du classement
en compagnie du FC Nantes. C'est la grande équipe lensoise, avec ses Leclercq, Marx, Bousdira, Elie, Tempet,
Flak et consorts. Celle qui terminera seconde du championnat grâce à un jeu brillant et offensif, s'ouvrant ainsi
le chemin de sa première coupe d'Europe (dont un certain Lens-Lazio...). Lorsqu'elle vient jouer à Lille, elle ne
s'embarrasse pas de sentiments et domine de la tête et des épaules une faible équipe lilloise.
Il faudra un grand Chemier dans les cages des Dogues pour éviter l'avalanche. Un but de Pascal Françoise dès
la 20e minute suffira à assurer la victoire... et à condamner définitivement le Losc à la D2. Le grand écart sur
un seul match, c'est aussi ça les derbys...
La plus belle : 5 mai 1982.
Lens est au fond du classement, menacé de relégation. Inspirés, accrocheurs et pour la première fois de la saison
étincelants, les Sang et Or s'imposent à Grimomprez-Jooris
3 à 0, grâce notamment à un Vercruysse des grands
soirs, et à leur avant-centre Thordarsonn, qui enverra par deux fois Bergeroo chercher le ballon dans ses filets.
L'Equipe titrera même : " Ils se sont amusés !". Ce match référence donnera enfin confiance
aux Lensois, et sera le déclencheur d'une série de cinq victoires consécutives ! Lens terminera 13e, sauvera sa
peau en D1… et finira même la saison suivante à la 4e place. Une victoire à grands effets donc...
La plus douloureuse : 14 mars 1987.
[merci RV !] Cette saison 1986-1987 sonne le glas des belles saisons précédentes du RCL. Les difficultés de trésorerie
sont de plus en plus sensibles. Philippe Vercruysse est parti à Bordeaux et Daniel Xuereb au PSG, l'effectif des
Sang et Or n'est plus en mesure de rééditer ses exploits passés ! Après une bonne première partie de championnat,
l'équipe entraînée par Joachim Marx entame une lente dégringolade, ponctuée de douloureuses défaites (dont un cinglant 5-0 contre le RC Paris... une semaine avant le déplacement à Lille !). Mais le Losc de Georges
Heylens ne va pas mieux, et ne compte que 2 points de plus au classement. Au terme d'un derby crispé et verrouillé,
Lens saura saisir sa chance grâce à un penalty inscrit par Daniel Krawczyk en fin de première mi-temps. Ouf !
A force de courage, les Lensois termineront même la saison à la 10ème place, soit 4 places de mieux que leurs voisins
du Nord. Encore une fois, le Derby avait été le théâtre d'un vrai choc psychologique.
La plus facile : 18 avril 1992.
Ce sont deux équipes dans le ventre mou du classement qui s'affrontent en cette fin de saison 1992. Lens, tout juste remonté de
D2, apparaît toutefois nettement plus fringant, et reste sur une série de bons résultats. L'équipe associe
l'expérience de quelques vieux briscards (Boli, El Hadaoui, ...) au culot de jeunes pousses prometteuses (Wallemme,
Magnier, Sikora,…). A Lille, on souffre depuis quelques matchs d'une belle inefficacité, en particulier à domicile.
Personne ne sera donc surpris de voir les Sang et Or prendre l'avantage, grâce à deux buts nets et sans bavures signés El Hadaoui d'un
superbe lob piqué, et Sikora sur pénalty. " Vite fait bien fait " titre la presse. Et au bout du
championnat, une belle 8e place.
La plus prometteuse : 9 septembre 1995.
[re-merci RV !] Patrice Bergues est arrivé aux commandes, et l'équipe bouscule tout sur son passage en ce début de saison,
avec une moyenne de 2,2 points/match au premier quart du championnat. Pourtant, elle n'est composée que de
jeunes joueurs. Mais quels joueurs ! Vairelles, Déhu, Warmuz, Sikora, Wallemme, Magnier, Debève, Foé, Laigle... Inutile de vous faire un dessin:
avec trois ans de plus, ces jeunes-là feront des miracles… Il y a donc du talent pur dans cette équipe qui se présente... chez la lanterne rouge ! Le Losc fait sa crise, et Jean Fernandez a déjà été remplacé (après seulement 4 matchs et sous les sifflets de Grimomprez) par Jean Michel Cavalli. C'est pourtant Lille qui ouvre le score sur pénalty dès la 15e minute, mais il ne faut pas longtemps à des Lensois en pleine confiance pour revenir au score (19e par Vairelles) puis dépasser Lille (23e par Meyrieu) au
tableau d'affichage. Déhu clôturera la marque à la fin d'une rencontre relativement facile. La jeune bande à
Bergues confirmera et finira la saison à une belle 5e place, en attendant mieux. Le Losc, lui, se sauvera d'extrême justesse en finissant 17e. En attendant pire...
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