N'y a-t-il pas un gros mot de trop ?
Où est la catastrophe de terminer dauphin de Lyon et qualifié pour la Champion's League lorsque l'on
se remémore la médiocre saison dernière ? Quelle horrible situation, en effet...
Mémoire longue et pieds sur terre
Justement, rappelez-vous votre état d'esprit de juillet dernier. Sondés par nos soins à l'aube de cette saison,
vous n'étiez que 15% à vous déclarer " très confiants ",
et vous étiez même 40% à vous déclarer inquiets.
N'ayons pas la mémoire courte ! Bien sûr, le titre est perdu et c'est rageant. Mais n'y a t-il pas un paradoxe
à sans cesse réclamer des joueurs de l'humilité et le respect des valeurs du club, sans s'appliquer à soi-même un
arrimage solide de nos propres pieds sur la terre ferme ?
Les chiffres étincellent, le coeur revit
La tristesse ne doit pas empêcher la lucidité. Lens, neuvième budget, termine deuxième derrière le club
le plus riche. Seulement 6 défaites à son actif, 2e attaque, 2e défense, 1er à l'extérieur, meilleur entraîneur,
deux joueurs dans l'équipe idéale choisie par les joueurs professionnels, etc... Quel bilan horrible en effet...
Et puis il y a tout ce qui ne se quantifie pas, mais qu'il faut vraiment garder à l'esprit et au cœur :
un staff et une équipe toujours fair-play, jamais un mot contre l'arbitre, une sportivité exemplaire dans la
défaite. Et surtout un peuple Sang et Or qui a retrouvé sa fierté et une vraie ambition.
Et au bout du compte, un Bollaert qui va retrouver sur sa pelouse les grands soirs au si doux parfum d'Europe.
Pour tout cela, MERCI aux joueurs et au staff. Avec une mention particulière à Joël Muller, que le milieu
ridiculement superstitieux du football a déjà qualifié de " looser ". Un entraîneur qui termine deux fois deuxième
du championnat en 4 ans surclasse nettement tous ceux qui parlent beaucoup mais qui n'ont jamais été capables de
faire mieux. Et ils sont nombreux.
Demain sera un autre jour
L'essentiel aujourd'hui, ce n'est pas le titre perdu. Fini la rancœur et la frustration : l'essentiel, c'est
demain.
Comment le club va-t-il être capable de digérer à la fois cette formidable saison et cette forte déception ?
Avec quels joueurs va-t-on repartir ? Saura-t-on mieux gérer qu'en 1999 le calendrier infernal imposé par la
Champion's League ?
Autant de questions qui doivent nous faire regarder maintenant vers l'avant et l'avenir.
Nous avons entièrement confiance en Muller, en Bergues, en Ettorre et en Tournay. Ces hommes-là sont de qualité.
Laissons-les travailler, et préparons-nous de notre côté à redonner un sens et une nouvelle vie à un Bollaert
de nouveau frémissant de bonheur et assourdissant de ferveur.
Vivement demain !
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