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 Confiance au coach | | CONFIANCE ET BONNE HUMEUR !
Par Elie Date 19/2/2002
Un point récolté en deux matchs pendant que nos deux poursuivants faisaient carton plein : il n'en fallait pas plus pour faire resurgir les vieux démons du défaitisme. Allons allons : pas de pessimisme démesuré, le temps reste beau ! Petite chronique résolument optimiste à usage salutaire. |
PAS CHAMPION ? ET ALORS ?!
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Commençons par la pire des situations. Imaginons qu'au terme d'une fin de saison sur les rotules,
Lens finisse par se faire déborder par l'ogre Lyonnais, et même (au diable l'avarice de Guy Roux) par Auxerre.
Nous voilà terminant l'exercice 2002 à la catastrophique troisième place.
Répétez maintenant cette dernière phrase doucement en fermant les yeux, et en vous replongeant dans vos
sentiments de début de saison. Ne la trouvez-vous pas ridiculement orgueilleuse ? N'y a-t-il pas
un gros mot de trop ? Où serait la catastrophe de terminer troisième lorsque l'on sait de quelles abîmes de
médiocrité vient l'équipe ? Et même 4e ou 5e, cela resterait tout-à-fait inespéré.
C'est la quasi-assurance de retrouver la coupe d'Europe qui nous fuit depuis deux saisons.
Reste simplement à savoir laquelle. Quelle horrible situation, en effet...
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GOURMANDS !
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Pour ne pas avoir tout-à-fait la mémoire courte, voici quel était votre état d'esprit juste avant
l'ouverture de l'actuelle saison (sondages passionrclens de juillet) :
seulement 15% d'entre nous se déclaraient " très confiants ",
et nous étions même 40% à nous déclarer inquiets.
" Vous avez la ferveur prudente -écrivions-nous alors- tant vous êtes logiquement réservés à
l'idée de repartir à l'abordage d'une saison avec un effectif quasi-identique à celui qui a failli faire
naufrage la saison passée. "
Alors, que s'est il passé entre les deux ? Serait-on devenu trop vite trop gourmand ? Oui, à n'en pas
douter.
Parce que depuis un certain Lens-Lyon de l'été 2001, l'équipe a été exceptionnelle, faisant voler en
éclats toutes les stats de l'histoire du club et même du championnat de France. Alors pourquoi
tout s'arrêterait subitement ? Il n'y a aucune raison objective pour que Lens lâche prise aujourd'hui,
même si sa vitesse de croisière exceptionnelle (2,2 points/match en moyenne jusqu'à Auxerre-Lens, soit
le record d'Europe actuel !) doit se ralentir quelque peu.
Rassurez-vous : Lens est une équipe forte de joueurs d'expérience et de guerriers, avec
un coach qui sait mieux que quiconque ce qu'est une fin de championnat au sprint. Lens ne sera
pas une proie facile et ne tombera pas sans combattre... si elle tombe !
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DE QUOI SE RASSURER
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N'oublions pas que Lens compte deux fois moins de défaites que Lyon (trois contre six), que Lens est plus
que jamais la meilleure défense du championnat (17 buts encaissés, soit 10 buts de moins que Lyon),
et reste la seconde attaque derrière Lyon (41 buts marqués, soit 9 de plus que les " artilleurs "
si médiatisés d'Auxerre)... Franchement, n'est-ce pas un gage de confiance et de solidité ?
La confiance, elle doit également ressortir du calendrier. Regardez-le, il faudrait être sacrément
superstitieux pour constater qu'il n'avantage pas les Sang et Or. Bien entendu, le Lens-Lorient de samedi
prouve que rien n'est jamais aussi simple qu'annoncé. Mais gageons que Muller et ses troupes
sauront encore une fois tirer les leçons de cet échec relatif, comme ils l'ont fait à chaque fois
cette saison. Et puis pourquoi Lyon et Auxerre ne connaîtraient-ils pas eux aussi un (ou plusieurs) faux-pas ?
Les Lyonnais sont coutumiers du fait, il suffit d'attendre...
Autre élément important : depuis deux matchs, les médias ont de nouveau retourné leur veste et n'en peuvent
plus de se réjouir de la mort lensoise. Pour eux, c'est plié : Lyon (ou Auxerre pour les plus audacieux)
sera champion. Voilà donc de nouveau nos fragiles Lyonnais dans la peau du favori, rôle qu'ils assument si mal
depuis le début de saison. Et revoilà par la même occasion nos Sang et Or dans la peau des éternels oubliés, même plus
considérés comme des outsiders potentiels. Cela nous convient parfaitement. C'est dans cette configuration
que nous avons toujours obtenu nos meilleurs résultats.
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QUAND L'HISTOIRE BEGAYE...
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Et puis gardons le meilleur pour la fin. Vous faites souvent référence dans vos commentaires au passé
en général, et à la saison du titre en particulier. Beaucoup pensent justement que ce fameux titre s'est envolé
samedi face à Lorient à l'occasion de cette 26e journée.
Comme un bon gros médicament, je vous offre cette courte dépêche qui date d'il y a quatre ans,
presque jour pour jour, et qui concernait une autre certaine 26e journée :
AFP- 12 février 1998
En s'inclinant 2-1 à l'occasion de la 26e journée chez le relégable Châteauroux, le RC Lens a perdu
toute chance de jouer le titre. Très déçu, Daniel Leclercq regrettait le "manque total de conviction" de ses joueurs.
Avec seulement 7 match encore à disputer, les Lensois vont devoir recentrer leurs objectifs sur une place UEFA,
à condition de montrer un tout autre comportement sur le terrain.
Bien sûr, l'histoire ne se répète jamais ; bien entendu, il est dangereux de sombrer dans un optimisme béat...
Mais au moment où toute la France du foot laisse subitement tomber le phénomène lensois, n'est-il pas de
notre devoir de montrer que nous, supporters, gardons une absolue confiance dans
l'équipe et dans le staff pour terminer la saison
comme ils l'ont entamée ?
Jusqu'à preuve du contraire, Lens est leader, avec un match de plus à jouer que son actuel dauphin.
Et croyez-nous, il faudra venir la décrocher, cette place qui nous va si bien.
Nous avions pour l'instant surtout vu l'Or, l'équipe va maintenant nous prouver qu'elle respecte aussi
l'autre couleur qu'elle porte sur son cœur.
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Et vous, qu'en pensez-vous ? |
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