Lens), Lens prit l'ascendant au milieu grâce à un Blanchard
toujours aussi bon et à un Sibierski qui semble revenu à son
meilleur niveau et à son meilleur poste.

La défense parisienne était difficile à percer et seuls quelques
tirs de loin inquiètèrent Alonso dans les buts parisiens. La
mi-temps était sifflé sur une bonne impression. Lens maîtrisait
plutôt bien son sujet mais Paris était dangereux en contre avec des
attaquants vifs et très techniques. Notre défense semblait un peu
statique par moment.
La seconde mi-temps reprit sur des bases plus élevées. Les deux
équipes jouèrent au ballon. L'objectif était clairement les trois
points des deux côtés ce qui nous donna un match distrayant.
Du côté lensois, les principaux artisans des attaques se
nommaient Moreira, capable d'amener le ballon de ses dix-huit mètres
jusqu'à la ligne de but adverse, et Pédron, capable d'alerter un
attaquant d'une transversale de quarante mètres.
Lens se montraient plus entreprenant en attaque. Les montées de
Sikora et de Traoré amenaient du soutien à l'attaque et les percées
du tandem Moreira/Pédron faisait des ravages. Seul Rodriguez
semblait un peu perdu sur le terrain et c'est logiquement qu'il fut
remplacé à un quart d'heure de la fin par le jeune Bucher qui
apporta un net plus.
A contrario, notre défense se regroupa sur elle-même laissant des
espaces au milieu du terrain ce dont profita les Parisiens. Chaque
attaque d'un côté trouvait une réplique similaire du côté
opposé.
Alors que Bollaert se faisait peu à peu une raison du match
nul, un coup de massue s'abattit sur Bollaert quand l'arbitre
désigna le point de pénalty à cinq minutes de la fin pour une faute
de Wallemme sur Alex qui s'était infiltré ! Pénalty transformé par
Ronaldhino. 0-1 à cinq minutes de la fin, voilà le "coup de
Marseille" revenu.
Mais c'était sans compter sur le coeur, le courage, les
ressources de nos Sang & Or ! Les Parisiens eurent à peine le
temps de savourer cet avantage (mais ce fut suffisant pour balancer
des fumigènes sur la pelouse) que Lens égalisa suite à une
superbe déviation de Moreira pour son compère Pédron qui trompa
Alonso !

Bollaert exulta ! Bollaert chanta de plus belle ! Bollaert
explosa de joie ! Bollaert en tremble encore...
La communion entre les joueurs et les supporters fut
totale après ce match nul victorieux, cette égalisation
volontaire, ce final époustouflant !
Alors qu'un match nul 0-0 ne faisait pas nos affaires ni
comptables, ni morales, ce match nul
1-1 est excellent pour le moral quand l'équipe et
certains supporters semblaient se poser des questions sur la capacité des Lensois
à gérer la CAN.