La première mi-temps avait pourtant débuté pleine de
bonnes intentions. Courbis avait opté pour son désormais
traditionnel 3-5-2 à cinq défenseurs (?). Les Lensois avaient
envie de poursuivre l'aventure de la Coupe de la Ligue et
surtout de nous montrer un visage plus agréable.
Le milieu de terrain récupérait de bons ballons et en distillait
également de bons vers les attaquants. Sibierski notamment apportait
beaucoup en jouant légéremment décalé sur le côté gauche.
La défense réussit tant bien que mal à museler les rapides et
vifs attaquants Lyonnais. Les attaquants faisait mal aux
défenseurs adverses par leurs dribbles. Bref, tout se
présentait pour le mieux.
Malheureusement, sur un cafouillage dans la défense,
Edmilson se retrouva seul aux six mètres après un
cafouillage dans la défense lensoise. Tout le stade le vit
hors-jeu. Je n'ai pas vu le résumé tv mais d'après mes
collègues, les images plaident pour l'arbitre.
Le coup fut rude pour tout le stade mais Lens se révolta. On
sentait dans les tribunes que nos joueurs avaient envie de
bien faire, de se procurer des occasions, de se battre, de se
faire mal,de relever la tête.
Et des occasions, il y en eut ! Quatre franches en première
mi-temps : deux fois Fuertes et une fois Diouf en un contre un
et Sikora sur un coup franc aux dix-huit mètres. Affligeant de
rater de telles occasions à 0-1.
Mais le doute s'est installé dans les têtes lensoises. Et dans
ce cas, il manque toujours le dernier geste, la dernière
passe, cette petite chose qui fait la différence.
Bref, à la mi-temps, un sentiment d'injustice dominait. Ce
manque de réussite et cet arbitre sont désabusant
désespèrant. Mais Lens aurait dû mener, ou tout au moins
revenir à la marque, sans cette poisse, ce petit rien.
Le début de deuxième mi-temps confirma la révolte de nos
Sang & Or qui furent récompensés par un but de Fuertes, un
but dû à la rage, à la volonté. A ce moment, l'âme du match
pouvait changer, Lens pouvait renverser la vapeur et mettre
ko les Lyonnais. Surtout, le but de Fuertes pouvait lui rendre
la confiance qu'il lui manque.
Malheureusement, cette révolte n'était en fait qu'un baroud
d'honneur d'une équipe sans stratège, sans génie qui a
réussi à revenir au score à cause de la nonchalance des
Lyonnais qui étaient tombés dans la facilité. Un feu de paille.
Et dans les minutes qui suivirent, les Lyonnais nous
montrèrent l'étendue de leurs talents: une touche de balle,
dribbles enflammés, vitesse des attaquants, soutien au
porteur de la balle, etc... Du beau jeu. Comme on l'aime à...
Bollaert.
Bref, la défense lensoise, désorganisée à la mi-temps par la
sortie de Dumas, fut vite débordée. Et ce fut un désastre,
une bérésina, une déroute, une catastrophe, une humiliation !
Lens n'avait pas les moyens de s'opposer à la
démonstration lyonnaise. Sans un grand Gus, c'était soirée
portes ouvertes !
Le stade était abasourdi par cet abandon des siens. Lens,
qui était tombé au fond du gouffre, a réussi en début de
match à remonter un peu la pente mais en fin de match, Lens
est tombé plus bas que le fond du gouffre ! C'est dire...
Personnellement, j'étais dans un autre monde, les yeux dans
le vide, ne sachant plus ce qui se passait. Devais-je en rire
ou en pleurer ? Je suis optimiste de nature. J'ai toujours eu
confiance dans cette équipe mais ce soir, je n'ai plus
d'espoir. Je n'y crois plus. Je ne crois plus en cette équipe.
Je n'avais plus vu cela depuis le Lens-Nantes 0-4 de l'année
noire de Muslin ! Ca promet pour le derby... Mais cette
équipe est-elle encore capable d'une réaction après cette soirée ?
Gervais Martel doit prendre ses responsabilités et admettre
son erreur :
COURBIS DEMISSION !
LECLERCQ REVIENT : LENS A BESOIN DE TOI ! |