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 "Fond de jeu" ? | | L'erreur de Casting?
Par R V Date 17/1/2001
(2éme partie/2) Le 1er juin 2000, un électrochoc parcourait le Nord-Pas de Calais : Rolland Courbis devenait le nouvel entraîneur du Racing Club de Lens.
Plus de sept mois ont suivi cette nomination surprise et il est temps de dresser un premier bilan du technicien méridional ... |
ROLLAND COURBIS FAIT PLUS
PARLER DE LUI QUE DE
LENS |
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A la signature du trublion
méridional, les supporters lensois pensaient enfin faire plus
souvent la une des journaux, magazines et autres émissions sportives
consacrés au football pour que l'on parle enfin de leur club chéri
autrement que pour le qualifier de sympathique et au meilleur
public, réputation d'ailleurs de plus en plus usurpée !
Ainsi, avant le début de la saison, Gervais Martel affirmait
: "On en a besoin et qu'on pense que sa personnalité correspond à
notre équipe. On avait besoin de quelqu'un de libre tout de suite,
qui connaisse bien le football et qui ait du charisme. C'est pour
cela que l'on a pris Rolland Courbis. L'image du RC Lens est déjà
bonne. Et ce n'est pas parce qu'on prend Courbis qu'on améliore
l'image ou qu'on la détériore. Je ne sais pas ce que c'est que cette
connerie. Il nous fallait un bon entraîneur, on a pensé que Courbis
était le gars idoine".
Depuis, le RC Lens a partiellement,
voire complètement disparu des médias nationaux. Ainsi, les
journalistes officiant dans l'émission "Le Match du Lundi" sur
Europe 1 ne semblent pas du tout intéressés au sort des Sang et Or
puisqu'ils n'en parlent jamais, et les dirigeants lensois ne furent
invités qu'à une seule reprise sur le plateau dominical de
Téléfoot. France Football, bi hebdomadaire réputé, a ainsi
consacré en 56 numéros seulement dix reportages au club, deux photos
en première page et trois interviews de Rolland Courbis où le coach
ventripotent parle plus de l'Om ou du niveau du championnat que de
son propre club. Le constat est le même dans L'Equipe, seul
quotidien sportif français, où les premières pages consacrées au RC
Lens se comptent au nombre de 3 sur prés de 170 numéros depuis le
début du championnat, et encore, seulement lorsque le club est en
tête du championnat ou lorsqu'il dispute un match décalé. Côté
communication, la faillite est donc de taille et Marseille, Psg,
Lyon, Monaco, Sedan ou même Lille ont fait beaucoup plus parler
d'eux, même si les résultats de certains de ces clubs ne sont pas
non plus au rendez vous !
Cependant, en ce début d'année
2001, Rolland Courbis a semble-t-il décidé de changer de tactique et
de passer à la vitesse supérieure, reprenant là ces bonnes vieilles
méthodes qui avaient fait leurs preuves à Marseille : IL SE PLAINT
DE TOUT ! D'abord , il a qualifié le terrain de Bollaert de
"champ labouré par le passage de 30 rugbymen à cause d'un match
amical France-Nouvelle Zélande en novembre dernier". Mais,
visiblement, cela ne suffisait pas pour captiver l'attention des
médias. Alors, vendredi soir, suite au match nul contre Lyon, C'est
un Rolland Courbis des grands soirs, avec sa verve déchainée et son
"parler-vrai pagnolesque" qui a choisi d'enfourcher un de ces vieux
cheval de bataille : l'arbitrage. Sous prétexte que M. Layec,
l'arbitre de ce Lens - Lyon, était coupable d'avoir "oublié de
siffler deux penalties en faveur de Lens", l'entraîneur lensois a
accusé M. Aulas, le président lyonnais, "d'avoir volontairement
faussé le cours du jeu en ayant envoyé un fax à l'arbitre pour le
récuser dans la journée du vendredi". Cependant, cette fois,
cette dernière incartade "Courbisienne" ne semble pas avoir plu à
l'Union nationale des arbitres de football qui s'est dit "choqué",
et "se réserve le droit de se porter partie civile si M. Layec
décide de déposer plainte." Jusqu'où ira cette nouvelle affaire
? Nul ne le sait à présent. Quel sera le prochain cheval de bataille
de Rolland sur son cheval blanc ? Aucune idée mais soyons persuadés
que plus le Racing Club de Lens s'éloignera des objectifs fixés en
début de saison, plus nous aurons l'occasion d'entendre encore la
voix chantante de notre molosse méditerranéen ; après un match nul à
domicile ou une nouvelle défaite en déplacement, il pourra
évidemment tout nous expliquer sans pour autant se sentir un seul
instant responsable des tourments actuels dans lesquels il a
entraîné son équipe.
Au regard des derniers événements, il
est enfin savoureux de relire Gervais Martel, président visionnaire,
qui restait prudent et mesuré en expliquant en juillet 2000 : "Le
budget prévisionnel de Racing cette année sera de 230 MF et prévoit
une élimination directe de toutes les coupes et une douzième place
en championnat." Bien vu ! Sans doute que le marc de champagne ou la
mousse de Jenlain font d'excellents support pour lire dans l'avenir…
Allez les gars, encore un petit effort
en championnat et le trésorier du club ne sera pas déçu …
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Quant au public, c'est une autre histoire …
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