gardien.
Heureusement Lens sut une première fois lever le vent de la
révolte en fin de première période. Aidé par un public redoublant de
vigueur, les Lensois, survoltés, portèrent enfin le danger devant la
cage de Songo'o.

Lens fut en difficulté dans
cette rencontre
Ce fut d'abord à la 34° une frappe détournée de Coridon sortie
par le portier messin. Puis ce fut un pénalty non sifflé pour une
main de Toyes dans la surface. Certains diront qu'elle est
involontaire. Soit, mais des mains comme ca ont déjà été sifflées
des milliers de fois !
Enfin, ce fut Bak isolé au point de pénalty après une série de
corners, qui releva trop sa frappe. Quel dommage de n'avoir pas su
égaliser pendant cette période de folie ! Quel manque de réalisme !
Mais cela laissait aux supporters de l'espoir pour la seconde
mi-temps.
Pourtant, Lens fut surpris une nouvelle fois à la 53° quand,
sur un hors-jeu non sifflé, Bastien s'engouffra sur le côté droit
puis centra pour Baticle qui doubla la mise pour Metz. Le break
était fait. Comment Lens allait-il réagir en encaissant pour la
première fois cette saison deux buts à domicile ?

Un nouveau but pour
Baticle
Tout simplement comme en fin de première mi-temps, porté par un
public redevenu véritablement le douzième homme, les Lensois se
lancèrent à trente minutes du terme à l'assaut de la forteresse de
Metz dans un vent de révolte, de folie, du désespoir !
Le nombre des occasions sang & or augmenta ainsi
considérablement, les Lensois touchant même du bois sur une tête de
Rodriguez à bout portant à la 64°. Autant d'occasions gâchées, voilà
qui laissait présager une première défaite à domicile.
Pourtant, enfin, Lens trouva la faille par Moreira à la 71°
qui récupéra au six mètres d'une balle contrée par Songo'o ! 1-2
avec vingt minutes à jouer, l'espoir était redevenu lensois !
Et la délivrance, le retour de l'enfer intervint à la 87°
quand Pédron fut ceinturé dans la surface de réparation : Pénalty !
C'est Diouf qui se chargea de le transformer et d'égaliser.
Courageux Diouf qui prit ses responsabilités en le tirant face à un
gardien camerounais après avoir raté celui de la finale de la CAN
face au Cameroun.
La fin de match, malgré un public poussant son équipe à réaliser
l'exploit, fut juste marqué par une énième expulsion de Meyrieu pour
contestation.
Lens est revenu de loin cet après-midi, de très très loin.
Certes, Lens partage encore une fois les points avec une lanterne
rouge et cela fait grincer les dents des grincheux. Mais il vaut
mieux retenir de ce match la révolte lensoise, la très belle
révolte.
Car Lens s'est créé une nombre incalculables d'occasions mais a
manqué de réussite pour s'imposer. Il y a des soirs comme ca. Il y a
aussi des soirs où cela sourit.