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 Zéro regret ! | | 2001: LES BAS AVANT LES HAUTS
Par Elie Date 26/12/2001
2001 se termine. Souvenez-vous : l'année avait commencé dans le doute et s'était poursuivie comme dans un cauchemar. Sans vouloir casser la joyeuse ambiance actuelle, il n'était pas inutile de revenir sur les six premiers mois. N'ayons pas la mémoire courte ... |
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... c'est le
meilleur moyen d'apprécier l'instant présent !
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DECEMBRE 2000 |
- Ce qui se passait alors : C'est la trêve.
Lens présente un bilan en trompe l'œil: avec une flatteuse 7e place,
l'équipe n'a pourtant eu de cesse de décevoir: jeu excessivement
prudent, pas d'animation offensive malgré un effectif pléthorique,
défaites régulières à l'extérieur… bref, la méthode Courbis commence à
montrer de sévères limites. Pourtant, le titre reste à portée de mains…
"Peut
mieux faire !" titrions-nous alors.
- Notre coup de
gueule : jouer la défense à outrance n'entre pas dans le
système de valeurs lensois. On s'ennuie, mais alors on s'ennuie
!
- Notre coup de
cœur : jouer la défense à outrance ne nous fait pas plus
gagner. Pire, cela nous fait perdre. Tant mieux. Revenons à nos valeurs
!
- Les
joueurs-clé du mois : Dans notre revue
d'effectif, nous distinguions Pierre-Fanfan, Rool et Blanchard, les
rares à avoir pour l'instant surnagé. Diouf nous montrait déjà plein de
promesses. Par contre, nous notions beaucoup de déceptions chez Sakho,
Sibierski et Fuertes. Et un gros doute sur la nouvelle recrue : Grozdic.
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JANVIER 2001 |
- Ce qui se passait alors : Victoire
ou défaite, l'équipe nous offre le plus piteux des spectacles. Et
Bollaert se comporte (déjà) comme un public d'enfants gâtés. "On
s'ennuie à Bollaert et Bollaert nous ennuie " titre-t-on alors. Et
de poursuivre: "Equipe et supporter font aujourd'hui cause commune dans
la médiocrité.".
- Notre coup de
gueule : l'élimination en
Coupe de France à domicile face à Troyes. Plus que la défaite, c'est
l'absence totale d'envie et d'âme qui nous révolte. "La
coupe n'aime pas qu'on la méprise" disions nous. En ajoutant:
"Nous savions que cette équipe était mal née, nous la devinions sans réel talent, nous découvrons en
plus avec douleur qu'elle manque de caractère et fuit ses
responsabilités…"
- Notre coup de
cœur :
le piétinement lensois reste sans trop de dommages au niveau du
classement. Les autres équipes piétinent aussi, et tout reste possible.
Reste 10 matchs de coupe à joueur et tout est possible. C'est "le
temps des costauds
"
annonçons-nous.
- Les
joueurs-clé du mois
:
Warmuz. Le "vieux" tient la baraque et évite la grande dégringolade au classement.
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FEVRIER 2001 |
- Ce qui se passait alors : Le grand
rendez-vous annuel à Bollaert, le derby, tourne à la catastrophe. Lille
s'impose et le groupe implose. L'équipe perd partout et ne marque plus.
Courbis est enfin viré. Hélas, rien ne change. Celui qui a coulé
l'équipe reste au sein du club en "donneur d'avis", et l'équipe reste
égale à elle-même: à l'abandon. "Poudre
aux yeux !" avertissons-nous. "On aurait voulu un choc
psychologique, on n'aura rien d'autre qu'un traumatisme...".
- Notre coup de
gueule : "Assez
de Louisette !".
Passionrclens bouscule les convenances et
entame une fronde contre celle qui s'est érigée en égérie. Surtout, ce sont les médias, complaisants
et adeptes des bons gros clichés que nous montrons du
doigt.
- Notre coup de
cœur : l'arrivée aux
commandes de Georges Tournay, vrai
Lensois dans l'âme et apôtre de la simplicité dans le jeu et les
comportements.
- Les
joueurs-clé du mois
: impossible à déterminer. Ce
mois de février 2001 restera comme l'un des pires de l'histoire du club.
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MARS 2001 |
- Ce qui se passait alors : Eliminée
des deux coupes, absente des joutes européennes, l'équipe passe son
temps à attendre. Et nous aussi. Avec un match toutes les 3 semaines,
on s'extasie pour un petit point pris ou un but marqué. Les joueurs se
démobilisent. Nous aussi. Pourtant, Gervais Martel rayonne: le RC Lens
est à 80% florissant… seuls les 20% des aspects sportifs vont mal…
Lens 2001, c'est une charrue placée avant les bœufs.
- Notre coup de
gueule : Lens se traîne en
queue de classement, et frôle même les équipes relégables. Un scandale au vu de la richesse de l'effectif. Les
valeurs n'aiment pas qu'on les relègue au fond d'un vieux
placard.
- Notre coup de
cœur : d'excellentes
rumeurs viennent jusqu'à nos oreilles: il semblerait que Martel,
vacciné par une saison gâchée, ambitionne enfin de revenir aux
fondements du club. On murmure ainsi les noms de Bergues, Lamarche et Muller pour la prochaine saison. Et même
celui d'un certain Jean Guy Wallemme. Bienvenue au retour de la gourmandise
!
- Les
joueurs-clé du mois : A notre tableau
d'honneur
, Pierre-
Pierre-Fanfan reste l'un des rares joueurs irréprochables, au même titre
que Cyril Rool. A l'inverse, Coly, Brunel et Fuertes ont perdu toute inspiration.
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AVRIL 2001 |
- Ce qui se passait alors : Lens
renoue en cette fin de saison avec quelques beaux succès à
l'extérieur. La saison est sauvée. Il va être enfin temps de reconstruire.
- Notre coup de
gueule : certains joueurs
ont déjà quitté le navire, du moins dans leur tête. Transparents
et indifférents, ils ont oublié ce que le mot "professionnalisme"
signifiait.
- Notre coup de
cœur : en CFA, la réserve
lensoise fait des miracles et remporte haut la main son championnat.
Grâce au talent de quelques jeunes très prometteurs: Zeitoun, Jabi,
Coulibaly, Bucher, Bouden. "Il serait bon que le club apprenne à
mieux gérer que par le passé le potentiel d'un tel réservoir" écrivons-nous
alors.
- Les
joueurs-clé du mois : ce sont trois
grognards qui tiennent la baraque lensoise en cette
fin de saison, et ce n'est pas un hasard: Warmuz, Sikora et
Debève entretiennent la flamme en donnant au groupe des leçons
de combativité, eux qui avaient été remisé en début de saison par Courbis…
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MAI 2001 |
- Ce qui se passait alors : C'est la
fin d'une saison pourrie. Ouf ! Trois Verts nous arrivent, pour notre
plus grand bonheur. Et le duo Muller-Bergues est officialisé.
- Notre coup de
gueule : les
terrifiantes stats lensoises de cette saison : 13e attaque, 14e à domicile, 12 matchs sans marquer le moindre but,
12 autres en n'en inscrivant qu'un seul…Et zéro point contre
Lille.
- Notre coup de
cœur : les supporters
Lensois en déplacement sont, eux, irréprochables. Mille-deux cents à Monaco, 2000 à
St Etienne, et bien emmenés par les fidèles RT, ils déplacent des
montagnes.
- Les
joueurs-clé du mois : c'est un futur
joueur: Wallemme. Contrairement à ce que l'on entend un peu partout,
nous applaudissons immédiatement au retour de Jean Guy. "Wallemme,
on aime !" titrons-nous. "Son arrivée, c'est la garantie de retrouver ce qui nous a
le plus fait défaut ces deux dernières saisons: l'envie, la motivation, le
respect des valeurs, le ciment collectif, l'intégration des nouveaux. Et
en plus on y gagne un type bien sous tous rapports" concluons-nous alors.
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JUIN 2001 |
Ce qui se passait alors : C'est la
trêve. Aussi, nous en profitons pour nous interroger sur le sens des
valeurs lensoises, mot galvaudé et souvent dénué de contenu concret. "Sacrées
Valeurs !" écrivions-nous. Et comme pour prévenir le futur groupe
lensois à l'amorce d'une nouvelle saison, voici ce que nous posions
comme qualités typiquement Sang et Or à ne pas transgresser à l'avenir :
- 1-
une vraie force morale, c'est-à-dire une équipe qui a confiance en ses
moyens, en sa tactique, et qui sait partout imposer son jeu, à
domicile comme à l'extérieur.
- 2-
le respect de la culture offensive du club, avec une équipe
conquérante, qui pousse, qui presse, qui va de l'avant, qui fait la
fête au tableau d'affichage. Lens n'est pas fait pour les système
prudents, timides, les tristes 0-0.
- 3-
Une solidarité collective sans faille, un groupe avec un ciment
sportif et personnel qui fait adhérer tout l'effectif autour
d'objectifs communs. Pas de bons résultats si les talents individuels
ne sont pas mis au service du collectif.
Et de
conclure: "Plus que le classement, plus que les victoires, tout
Bollaert attend de retrouver avec gourmandise et indulgence une équipe
solide, sûre de son jeu, à l'esprit offensif et avec des vertus de
solidarité."
La suite, on la connaît. Après tout, peut-être
doit-on d'ores-et-déjà remercier Courbis de sa saison pourrie. Sans
elle, sans lui, sans ce gâchis et cet ennui qui auront duré 230 jours,
les bases d'un vrai renouveau que nous avions pressenties n'auraient
sans doute pas pu voir le jour. Nous l'avions rêvé, Muller et son groupe
l'ont (pour l'instant) fait. D'un cauchemar, ils en ont fait un rêve. Au
moment d'entrer dans la nouvelle année, c'était le moment de raconter
cette belle histoire en forme de conte :
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elle commence mal, elle finira bien
!
Meilleurs vœux Sang et Or à tous !
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Qu'en pensez-vous ? |
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