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 N°1: le collectif ! | | LES JOUEURS : LE TABLEAU D'HONNEUR
Par Elie Date 13/11/2001
Suite du bilan lensois au premier tiers de la saison. Après les stats, c'est au tour des joueurs d'être passés au crible. Des déceptions à la palme d'or en passant par les surprises et les valeurs sûres, découvrez ici notre bilan poste par poste. |
EN PANNE
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Sibierski et Traoré
Difficile de ressortir du lot des joueurs décevants, tant le début de saison canon des Sang et Or est
impressionnant. Toutefois, lorsque l'on écoute parler Bollaert, on entend fréquemment revenir dans le
chapitre des déceptions ces deux noms, bien qu'ils n'aient pas encore pu nous prouver grand chose.
Antoine, revenu d'une blessure qui l'immobilisa deux mois, n'a toujours pas trouvé ses
marques lensoises. Et cela fait plus d'un an que cela dure. Plus inquiétant pour lui :
on comprend mal ce qu'il peut apporter dans le schéma tactique mis en place par Muller, fait de
pressing et d'offensives ultra-rapides. Au milieu, il détonne par sa lenteur. Devant, les places sont prises.
Alors, quel avenir en sang et or pour Sibierski ? Réponse dès le mercato d'hiver ?
Djimi Traoré est arrivé en début de saison précédé d'une réputation flatteuse. Chouchouté par Houiller
à Liverpool, le jeune capitaine de la réserve des Reds est, dit-on, un futur Vieira. Pour l'instant,
seul son physique nous rappelle le grand Pat'. Pas sûr dans le combat défensif, très incertain dans la
relance, Djimi n'ose pas assez et apporte peu en définitive au jeu de l'équipe. Reste que sa
prestation en défense centrale à Rennes a été plus probante. A suivre donc.
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PEUT MIEUX FAIRE
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Lachor, Sakho et Sarr
Ils ont tous les trois en commun de n'être pas tout-à-fait aux yeux de Muller des
titulaires indiscutables. Cause ou conséquence : leurs prestations ne sont pas toujours aussi
décisives que leur potentiel le laisse promettre.
Lachor n'est pas encore une garantie défensive absolue, notamment face à des attaquants vifs et
rapides. Par ailleurs, il n'apporte pas encore suffisamment dans les actions offensives et sa relance
est parfois incertaine. Mais on le connait: il va faire mieux, c'est certain.
Sakho n'a plus marqué depuis le derby, le 26 août. Difficile pour lui, qui a plus que d'autre
besoin de confiance pour s'exprimer. Il n'entre plus que dans les fins de match, sans
résultat pour l'instant. Ses récentes prestations en amical (5 buts en deux matchs face
à des équipes de D1 Belge) nous laissent toutefois supposer qu'il va savoir répondre présent.
Pape Sarr quant-à lui constitue pour l'instant une petite énigme : après un début de saison
tonitruant (pression ininterrompue sur le porteur du ballon adverse, excellent relanceur, et même
buteur), il s'est peu à peu laissé glisser à un niveau plus moyen, au point de ne plus pouvoir prétendre
actuellement à être titulaire. Problème de motivation ? Pépins physiques ? Toujours est-il que sur
sa valeur, qu'il nous a laissé entrevoir en août, il est capable de faire beaucoup mieux
sur le terrain.
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LES VALEURS SÛRES
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Warmuz, Wallemme, Blanchard et Diouf
Pour les deux premiers, c'est un vrai bonheur que de les retrouver tous les deux ensembles
sur le terrain et à leur meilleur niveau. A tous ceux qui craignaient une arrière-garde lensoise
trop âgée, ils prouvent qu'ils en ont encore sacrément sous la semelle pour l'un, et dans les gants
pour l'autre. Sereins mais affamés, expérimentés mais avec un enthousiasme de cadet, ils
sont au sens propre comme au sens figuré les gardiens de la maison Sang et Or.
Blanchard de son côté tient enfin le rôle qu'on attend de lui depuis deux saisons
: repositionné par Muller sur ses seules qualités, il est redevenu l'infatigable essuie-glace du
milieu qui avait fait sa réputation. Il annihile par son placement un grand nombre d'attaques adverses,
et a retrouvé une relance sobre et efficace.
Diouf enfin a dépouillé son jeu et son comportement, ce qui le rend plus incisif que la saison dernière. Parti
sur des bases très élevées pendant deux mois, la star Sénégalaise accuse actuellement un peu le coup,
mais reste un vrai poison pour les défenses adverses doublé d'un opportuniste redoutable dans le dernier geste.
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LES VRAIES BONNES SURPRISES
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Coulibaly, Ismaël, Coly et Corridon
Pour le premier, c'est un peu la surprise du chef Muller. Adama Coulibaly, qui avait passé la
saison dernière à arpenter plutôt anonymement les terrains de CFA, a immédiatement tapé dans l'œil avisé
du nouveau coach lensois, qui l'a titularisé dès les matchs de préparation de juin. Sobre, costaud,
athlétique, il a permis à Muller de tenter une inédite défense à trois en toute confiance.
Et il rappelle bien évidemment un certain Pierre-Fanfan. C'est dire s'il a du talent.
Pour les trois suivants, c'est plutôt la surprise des supporters. Voilà trois joueurs dont la
titularisation en début de saison a fait grincer pas mal de dents. Ismaël, c'était un joueur
convalescent, instable et surtout à la réputation de " pourrisseur " d'ambiance dans un groupe.
Le voilà redevenu stoppeur impeccable doublé d'un type humble, souriant, et à l'écoute. Et,
cerise sur le gâteau, buteur !
Coly, on l'avait catalogué joueur dangereux... pour nos couleurs, suite à sa très médiocre
saison 2000/2001. Si on le retrouve débordant d'énergie, il a incontestablement gagné en sûreté,
en efficacité et en sobriété. Il est également devenu un joueur clé dans la contre-attaque et
dans l'animation offensive grâce à ses qualités de débordement et de centre.
Quant-à Corridon, on l'avait laissé errant comme une âme en peine sur le terrain (parfois) ou
à l'infirmerie (souvent) ; on le redécouvre inspiré, déroutant, incisif et surtout plein
de confiance, à l'image de ses deux buts qui ne doivent rien à personne. Il a permis à
Muller de reconstruire le côté droit sinistré de la saison dernière, et d'offrir ainsi beaucoup
de variétés dans l'animation offensive.
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LES TOUT BONS
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Moreira et Pédron
Pour Daniel, c'est une vraie résurrection. Décevant intermittent du spectacle les trois
saisons dernières, Moreira explose littéralement cette saison. Relancé par un Muller
sacrément inspiré d'avoir toujours cru en lui, il marque beaucoup (7 buts, dont un
hat-trick à l'extérieur), harcèle les défenseurs adverses à son profit ou à celui des autres
attaquants, percute, saute, et mobilise à lui seul au moins deux défenseurs... Il met les
défenses adverses en insécurité, les poussant à la faute. C'est aussi un vrai régal pour tout
Bollaert, par tradition fief des grands attaquants.
Pour Stéphane Pédron, c'est une découverte. On le savait simple et efficace, on sait
maintenant que c'est aussi un joueur entièrement tourné vers le but adverse,
qui "respire" l'offensive dans chacun de ses gestes et de ses inspirations. Il
ne joue qu'en première intention, sa passe est précise et décisive, sa frappe est surpuissante, sa
patte est dotée d'une technique hors-pair. D'ailleurs le rendement de l'équipe est très (trop ?)
tributaire de sa présence sur le terrain. Et en plus de ça, c'est un homme dont l'esprit est
vraiment à louer.
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LA PALME D'OR
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Le collectif !
Impossible de terminer ce palmarès provisoire au premier tiers de la saison
sans mettre en avant ce qui fait la force et l'éclat de ce Lens 2001: son collectif.
Un bloc soudé et agressif dans la récupération qui lance immédiatement ses flèches vers
l'avant, beaucoup d'abnégation et d'altruisme, pas de vedette ni de chevilles enflées,
juste un groupe bien dans sa peau, sur le terrain comme en dehors. Le changement est tellement
radical par rapport à la saison dernière que cela méritait bien un sacré coup de chapeau ! A défaut de
l'attibuer à un joueur en particulier, on le donnera bien volontiers à tout le staff technique.
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Et vous, êtes-vous d'accord avec notre tableau d'honneur ? |
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