Les deux équipes ont "le masque" à leur
entrée sur le terrain, la détermination se lit sur toutes les mines… Bon
sang (et or), Messieurs les commentateurs, taisez-vous donc pour la
Lensoise !!!
Premières minutes : les Parisiens
attaquent pied au plancher, nos joueurs semblent comme anesthésiés par
l'enjeu et reculent sous les assauts parisien ; heureusement que Jean-Guy
veille au grain devant Ronaldinho ! Petit à petit cependant, nous
reprenons confiance en remarquant l'activité fort efficace de Blanchard,
Bak et Sikora à la récupération, ainsi que l'activité "agitée" pour sa
part de Bruno J9 Rodriguez : aurait-il mis un tigre dans son moteur ???
Les Artésiens gagnent désormais tous
leurs duels, notamment aériens : Sibierski est le "roi des airs" par ses
déviations multiples. Les Parisiens jouant très regroupés derrière, la
seule solution semble être la frappe lointaine ou un changement d'aile
rapide : Ismaël, Pedron (enfin sorti de sa léthargie), puis Moreira sur
son côté droit, inquiètent ainsi à tour de rôle Jérôme
Alonzo.
Le rythme est très élevé, les Lensois
terminent la première période sur les chapeaux de roue et monopolisent le
cuir, mais rien n'y fait, et l'on se dit alors que Diouf aurait bien sa
place dans ce match au sommet…
Juste le temps d'une bière et d'un
morceau de pizza que déjà redémarre la deuxième mi-temps : doit-on
signaler que l'entame de seconde période est une nouvelle fois très
délicate pour nos couleurs ? Il faut dire que Luis Fernandez a dû très
certainement "remonter" ses "jours" à la pause, car les Parisiens jouent
désormais beaucoup plus haut, empêchant Pedron et Blanchard de relancer en
profondeur vers "La Flèche" Moreira.

Les minutes passent, et l'on se dit
qu'un nul ne serait finalement pas une si mauvaise affaire, tant les
joueurs de la Capitale semblent motivés à l'idée de gagner à Bollaert. Les
Lensois répondent bien entendu présents dans ce défi physique, par contre
J9 Rodriguez semble être à sec, il est ainsi remplacé par Matthieu Bucher.
Lorsque Wallemme accroche Alex dans la
surface, on se dit cependant que la messe est dite. "Ite missa est" ???
Que nenni, les Lensois (en futurs champions) se révoltent et égalisent sur
un coup de patte de Stéphane Pedron, admirablement servi par une coup de
génie de Daniel Moreira, transformé en passeur pour l'occasion. Jacek Bak
a même la balle de match à quelques secondes de la fin, mais le "traître"
Fred Dehu (excellent au demeurant) contre son tir aux dix-huit mètres !

L'arbitre renvoie alors les 22
guerriers aux vestiaires. Ouf et… Bravo ! Nos joueurs se sont comportés en
champions, leur mental semble à toute épreuve… et si cette égalisation
n'était pas, finalement, le VRAI tournant de la saison ??? Dieu, que l'on
aime ce Lens là, combatif et généreux, en pleine communion avec son
public. Heu… chef… on r'met ça ? Ah, non, c'est vrai, il est même plus au
PSG lui non plus…
Les Notes :
Warmuz : 7/10, Sikora : 7/10, Wallemme
: 7/10, Ismael: 7/10, Traore : 6/10, Bak : 8/10, Blanchard : 8/10, Pedron
: 7/10, Moreira : 9/10, Rodriguez : 6/10, Sibierski : 6/10, Bucher :
3/10. |