Le stade Bollaert appartient au RC Lens
FAUX
Les 93 465 m² occupés par les installations de Bollaert et de Tassette appartiennent actuellement
en totalité à la ville de Lens. Et c'est donc la ville (et ses habitants à travers leurs impôts) qui
a seule en charge les frais de fonctionnement de Bollaert, soit environ 7 millions de Francs par an.
Le stade Bollaert a été financé par l'Etat et la Région, il est la propriété de tous
FAUX
Petit rappel historique : le Stade Bollaert a été construit en
1934 par la Compagnie des Houillères, société alors privée. Il ne passera sous le contrôle de la ville
de Lens qu'en septembre 1976. A partir de cette date, la municipalité n'aura de cesse d'investir dans
l'agrandissement, le confort et la sécurité, en refaisant peu à peu le stade de fond en comble.
Pour la Coupe du Monde, la ville de Lens sera celle qui s'engagera le plus financièrement : 90% des 194 MF
seront pris en charge par la ville de Lens, contre 50% en moyenne dans les autres villes concernées
(source:le très sérieux site économico-sportif sport.fr).
Contrairement aux idées reçues,
la participation de la Région et de l'Etat a donc été marginale. Bollaert est plus que jamais le stade de Lens
et des citoyens Lensois.
Le RC Lens est locataire de Bollaert
VRAI et FAUX
Ce n'est pas un vrai système officiel de location, mais
dans l'esprit ça y ressemble beaucoup. En réalité, la Ville de Lens met gratuitement Bollaert et Tassette
à la disposition du Racing. En contrepartie, le club rembourse à la Ville les charges de fonctionnement
des installations, pour un montant annuel de 3,5 MF par an. Seulement, serait-on tenté d'ajouter.
Le RC Lens a gagné de l'argent à l'occasion des matchs du LOSC à Bollaert
FAUX
Il s'est contenté de ne pas perdre d'argent, pas d'en gagner, et ce
n'est déjà pas si mal ! Le club n'a eu à supporter aucune dépense liée aux frais de mises aux
normes "Champion's League ". En revanche, le vrai propriétaire du stade, c'est-à-dire la ville, a
empoché environ 1MF par match joué, au titre des dépenses de fonctionnement qui en ont résulté.
La Ville de Lens perd de l'argent avec Bollaert
VRAI
Faites le calcul vous mêmes : la ville dépense chaque année
7MF, et le RC Lens lui en " rembourse " 3,5 MF... Et la taxe professionnelle me direz-vous ? Elle s'élève
à 6MF pour l'entreprise RC Lens... mais elle est payée à la Communauté d'Agglomération de Lens-Liévin
qui regroupe 36 communes, pas à la ville de Lens. C'est la raison pour laquelle Guy Delcourt, le maire
de Lens, a décidé de mettre les pieds dans le plat.
La Ville de Lens souhaite se désengager de Bollaert
VRAI et FAUX
Lors du dernier conseil municipal de la ville (le 16 octobre),
Guy Delcourt a souhaité que sa municipalité cesse d'avoir à supporter seule les coûts de fonctionnement
du Stade. Et ce n'est pas qu'une idée en l'air : dès le 1er janvier 2002, Bollaert et ses installations
n'appartiendront plus à la ville de Lens. Mais en parallèle, la Ville ne veut pas abandonner
intégralement Bollaert, symbole et fierté d'une ville, d'une culture: celle des mineurs.
Le stade Bollaert est donc à vendre
FAUX
La passation de pouvoir est déjà prévue et organisée concrètement.
Un Syndicat Mixte de Gestion en charge de Bollaert est en cours de création. Il regroupera dans un
premier temps la Communauté d'Agglomération Lens-Liévin (CALL) qui aura le rôle moteur,
la Ville de Lens, et le Conseil Général (département) du Pas de Calais. A moyen terme, il est probable que
la Région entre également dans le tour de table.
C'est une décision logique
VRAI
Outre le coût difficilement supportable par la seule commune de
Lens, il est évident que la réputation de Bollaert et les retombées qui en découlent ont depuis longtemps
passé les frontières de la ville. Le Racing, c'est le club de tout le bassin minier et, plus généralement,
de tout le Pas de Calais, voire même de la Région et d'ailleurs (Picardie, Belgique, ...). Il est donc logique que les dépenses, mais aussi
les retombées liées à l'exploitation de Bollaert, soient mieux réparties.
Beaucoup de bruit pour pas grand'chose: tout ça ne change rien !
FAUX
Bien au contraire, c'est une vraie mini-révolution qui se prépare discrètement. Citons
pêle-mêle quelques premières conséquences :
Plus question de " mise à disposition gratuite " au RC Lens.
La CALL a déjà prévenu qu'il s'agirait
cette fois d'une vraie location. Et lorsque l'on sait que la valeur vénale de Bollaert vient d'être
estimée à 259 MF, on imagine facilement que le montant du loyer sera plus élevé que les 3,5MF
pour l'instant payés par le club à la ville... Si c'est le cas, attendons-nous à de substantielles
augmentations à la billetterie la saison prochaine...
Un droit de regard beaucoup plus marqué.
Dès-lors qu'il s'agit de deniers communautaires, les dépenses
sont regardées à deux fois. Et Michel Vancaille, le Président de la CALL, a déjà prévenu Gervais Martel, le président de
la toute nouvelle Société Anonyme du RC Lens : pas question d'investir de l'argent public
s'il y a risque qu'il finisse dans les poches des actionnaires du club... Puisque Bollaert est maintenant
considéré comme un outil de développement économique et que le RCL est devenu un société commerciale, ce sera
à Gervais de rendre des comptes devant les propriétaires de Bollaert.
De nouveaux investissements.
En parallèle, et connaissant le pouvoir de conviction de Gervais Martel,
il n'est pas impossible d'imaginer
que la forte capacité d'investissement du Syndicat Mixte pourrait déboucher sur l'un des chevaux de bataille
du président du RC Lens : l'agrandissement de Bollaert. Réclamé depuis plusieurs années, le sujet a
toujours été mis de côté par la municipalité qui ne souhaitait pas investir dans une tel projet. La nouvelle
donne pourrait bien remettre au goût du jour ce dossier enfermé dans un placard de la ville.
Quand à savoir si c'est une bonne chose, nous aurons l'occasion d'en reparler...
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