Sur une pelouse rendue glissante par une grosse averse en fin
d'après-midi, les onze Lensois déchaînés ont rempli parfaitement leur
contrat en inscrivant trois buts (soit 2 buts par match à domicile en
moyenne) sans se faire remonter au score. Ils ont su rebondir après les
deux (excellents) matchs nuls contre Lille et Paris.
Les joueurs mirent dix minutes à trouver leurs marques et surtout leurs
appuis. Les Lensois se mirent les premiers en évidence grâce à Diouf
qui rata sa frappe après un bon travail et grâce à Coridon qui s'infiltra
dans la défense sochalienne.
Néanmoins, les Sochaliens montrèrent également de bonnes
dispositions et le côté gauche de la défense artésienne posa des
problèmes. Le marquage n'était pas assez serré et les Sochaliens en
profitèrent pour lancer quelques actions dangereuses en écartant le jeu
au maximum ce qui étira notre défense et créa des espaces.
Les Lensois ne se découragèrent pas pour autant et gagnèrent de
nombreux ballons au milieu grâce à un état d'esprit irréprochable et à
une énorme volonté de récupérer le ballon. Le pressing était haut et
plusieurs fois dans le match, la relance sochalienne fut gênée par les
attaquants sang et or.
A force de donner des coups de butoir sur une défense pas si à l'aise
que cela, les Lensois furent récompensés. A la 18° minute, après une
accélération de Diouf le long de la ligne de touche à droite et une
passe à Coridon, celui-ci centra pour Moreira. Heureusement,
Saveljic détourna le ballon dans son propre but. C'était un but
chanceux certes mais il récompensait une bonne maîtrise lensoise en
milieu de terrain.
Celà ne découragea pas les Sochaliens qui réagirent juste après le but
en se créant plusieurs grosses occasions.
Malgré leur bonne volonté, les Sochaliens étaient dominés par un
collectif lensois impressionnant, par un jeu tantôt court, tantôt long, par
des passes précises en dépit de la pelouse fuyante. Seule la défense
lensoise était prise à défaut par de vifs attaquants sochaliens.
Après un superbe coup-franc de Pédron à la 41° minute qui ne donna
malheureusement rien, les Lensois doublèrent la mise juste avant le
repos grâce à une reprise sous la barre de Coridon d'un ballon
repoussé par la défense sochalienne dans l'axe. Le break était fait
au meilleur moment du match.
Cette première mi-temps fut excellente. Le Racing a bien dominé son
sujet sans se faire trop peur. L'état d'esprit était excellent. Bien malin qui
pouvait donner le maillon faible. Seul bémol, cette défense, notamment
le côté gauche qui avait tendance à laisser trop de libertés aux
Sochaliens.
A la reprise, Bollaert se demanda comment les Lensois allaient gérer
leur avantage. Allaient-ils défendre au risque de se faire remonter comme
face à Lille et au Parc ou au contraire allaient-ils essayer d'en mettre un
troisième pour tuer le match ?
La réponse fut malheureusement donnée par des Sochaliens déchaînés
qui auraient très bien pu revenir dans le match en ayant davantage
d'efficacité devant. Le jeu lensois était devenu terne, brouillon, défensif.
Les lignes étaient désorganisées, les attaquants esseulés. Bref, ce
n'était guère brillant.
Mais cette saison, même dans la pénombre, les joueurs ont un tel
mental que la lumière revient toujours. En l'occurrence, sur un ballon
récupéré à la 55° minute au milieu de terrain, Pédron fut lancé
sur la gauche et adressa un centre au six mètres à Moreira qui
n'avait plus qu'à la pousser. Bollaert exulta ! Bollaert respira !
C'était dur pour les Sochaliens qui prirent un coup terrible sur leurs
têtes. A partir de ce moment, le match baissa en intensité, Lens se
contentant de gérer parfaitement son match et Sochaux étant incapable
de se relever.
A noter néanmoins à la 77° minute, Sakho, rentré quelques minutes
auparavant, partit seul en profondeur mais rata son duel avec Fernandez.
Les Sochaliens essayèrent quand même de revenir mais sans succès.
Lens avait obtenu les trois points de la victoire face à une équipe
Sochalienne que l'on redoutait à cause de son excellent début de saison
et qui ne méritait pas d'en prendre trois ce soir. La Marek pouvait rendre
hommage aux joueurs, à Joel Muller mais aussi à Nathalie trop tôt
partie. |